Il est temps, pour ceux qui, comme notre ami Ayentard, s'inquietent de savoir ce qui nous arrive ces jours, de vous donner quelques nouvelles. Apres deux nuits a New York des plus agreables (et des plus douloureuses pour la carte de credit de Fanny, on vous racontera ca...), nous avons repris le bus Greyhound (bien que nous etant jures de de plus y mettre les pieds apres notre mauvaise experience a la Nouvelle Orleans...) pour nous rentre a Wilmington, Delaware. De la, nous avons cherche une dame qui nous cherchait, et nous avons (enfin) eu le plaisir de faire la connaissance de Caroline. C'est, comme vous le savez tous, la femme de Bill. Mais oui, l'avocat ! Quoi ? On ne vous en a pas parle ? Ah...
Bill, ou plutot William Prickett comme on le connait par ici, est un americain, grand avocat et veteran de plus de guerre qu'il n'est necessaire, qui a passe une annee il y a fort longtemps dans le meme village que mes grands-parents, et qui a la gentillesse de nous accueillir chez lui ces jours (si vous voulez en savoir plus sur lui, googlez-le, vous trouverez plein de choses...). Nous avons donc etabli notre camp de base dans leur enoooorme domaine nomme Great House Farm. Pour vous donner une idee de la taille, imaginez une route, longue et droite, avec d'un cote une foret et de l'autre des champs. Imaginez ensuite qu'il y ait eu, il n'y a pas si longtemps, 86 bisons qui paissaient dans ces memes champs, ensuite remplaces par un peu moins de 200 tetes de betail, et finalement des chevaux. Apres avoir roule un moment dans cette allee bordee d'arbre, vous passez devant un panneau "Slow, grandparents at play" (ca vous donne un peu le ton de ce couple des plus joviaux), pour finalement vous retrouver au milieu d'une demie-douzaine au moins de batiments, alors que votre vehicule est assailli par des chiens qui, une fois sortis, essaient de vous soulever de terre en passant entre vos jambes (non non, on a pas rapetisse, c'est juste qu'ils sont gros !).
C'est parti ensuite pour la visite du proprietaire : jardins enorme donnant sur un fleuve rempli de canards du Canada, piscine au milieu de tout ca, a l'interieur une decoration riche en objets d'epoque (la maison date de 1680, et on trouve contre un mur une annonce de vente du domaine dans un journal de 1748), une cuisine gigantesque avec fontaine le long du mur, degoulinant dans une sorte de petit etang (interieur, sisi !), rempli de poissons et ou chiens et chats viennent se deshalterer de temps a autre. Un gentil couple de fermier occupe une des maisons, car il faut bien que quelqu'un s'occupe du domaine (en plus des champs, il y a aussi quelques paons, qui s'amusent a voler sur le toit et toquer a notre fenetre, ainsi que des abeilles, qui fournissent un miel des plus goutu !), pendant que Caroline fait tourner son petit aeroport et que Bill, bien que retraite, va surveiller la bonne marche de son cabinet d'avocats.
Les details suivront, les photos aussi, on va quitter cet acces Internet Fedex pour aller manger quelque chose (Fanny a faim, et en a un peu marre d'attendre alors que je m'enflamme...) et ensuite rentrer au domaine, passer une bonne nuit dans notre bon lit douillet. Bien sur, on n'oubliera pas de fermer la porte qui mene a notre etage, sinon on risque de se retrouver sous 4 chiens demain matin...